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LA CRISE

Le 5 janvier 1998, le temps se disloque à travers la province, de l'Outaouais jusqu'à la Montérégie. Tandis que le paysage se recouvre de glace, quels secrets émergent sous l’écorce des choses ?

 

À la croisée de la catastrophe climatique et du merveilleux, la crise du verglas a marqué à jamais l’imaginaire des Québécois.e.s, mettant à l’épreuve notre rapport au froid et à la tempête, pierres angulaires de notre identité nordique. Rassembleuse d’abord par nécessité, elle aura eu ce pouvoir unique et particulier qu’ont toutes les catastrophes : celui de catalyser la création de liens humains et de générer des communautés fortes autour des événements qui la fondent.

 

À la lumière des changements socio-climatiques qui secouent actuellement notre monde, il nous semble maintenant urgent d’honorer et de célébrer ces récits de solidarité, prenant ancrage dans notre paysage et notre territoire, afin de s'en inspirer et d'y puiser du courage.

 

Les évenements
Le parcours hivernal

LE PARCOURS HIVERNAL

Sons, souvenirs et paysages.

Du 6 février au 5 mars 2023

1h15 | 1,5km

 

L'aventure sonore sera déployée en libre accès dans le quartier Angus. Partant du Parc Jean-Duceppe, vous serez invité.e.s à une traversée profondément humaine, naviguant à la croisée des époques et des paysages, dans le tourbillon de la tempête.

 

Muni.e.s de vos écouteurs, vous partirez à la découverte d’une multitude de souvenirs des citoyens et citoyennes du Québec, racontés au creux de vos oreilles. Entre imaginaire résidentiel, industriel et naturel, le quartier sera jalonné d'installations poétiques, prenant la forme de petites maisonnettes. Comme en écho aux histoires, chacune laissera entrevoir un monde ludique, invitant à la rêverie.

Le parcours est gratuit et ouvert à tous. Il est nécessaire d’avoir en sa possession un téléphone cellulaire et des écouteurs. Nous vous conseillons également d’être habillé.e.s chaudement.

LE PROJET

Chants du verglas est un parcours poétique au cœur de l’hiver, qui célèbre le vécu et l’imaginaire des Québécois et Québécoises autour de la crise du verglas, à l'occasion du 25e anniversaire. L’envie derrière cette œuvre commémorative, c’est de tisser une mémoire sensible de la tempête, faite de récits humains et personnels, pour mettre en lumière les héros et héroïnes du quotidien. 

 

Nous avons lancé une cueillette de témoignages, qui nous a menées à la rencontre des habitant.es, dans leur milieu de vie, de manière à faire émerger la culture locale ou régionale. À ce jour, nous avons connecté avec près d'une 100aine de personnes à travers différentes régions de la province - de Montréal au Saguenay, en passant par l’Estrie, la Montérégie, Laval et Lanaudière - dont une 30aine avec lesquel.le.s nous avons creusé plus en profondeur.

 

Nous avons interviewé différentes personnes, certaines impliquées plus directement dans la gestion de la crise, comme des représentant.e.s de centres d'hébergement, du domaine de la santé, d’Hydro Québec, de l’Armée canadienne, de la Ville de Montréal, de la communauté de Kahnawake, mais aussi, tout simplement toutes sortes de citoyen.ne.s touché.e.s par la crise dans leur milieu de vie. 

 

À travers ce projet, nous invitons les individus non seulement à s’exprimer et à raconter leurs histoires, mais aussi à se réapproprier collectivement les forces de solidarité et de résilience qui ont émergé à l’époque, afin d’y puiser aujourd’hui dans le contexte des changements socio-climatiques qui sont les nôtres. 

 

Au sortir de la pandémie, nous proposons aux citoyen.ne.s de se remémorer et de réfléchir ensemble aux événements reliés à la crise du verglas afin de connecter avec leur “sentiment de cohérence”, soit la capacité à faire sens d’un événement stressant, dont l’impact-clé a été démontré par plusieurs études, notamment l’une menée par le Dr Mélissa Généreux. Notre projet emprunte avec sensibilité à deux des quatres champs d’actions privilégiés pour le renforcement du sentiment de cohérence que sont les activités culturelles et artistiques et les récits de vie.

 

De plus, par la multiplicité des voix, nous rêvons de créer des ponts entre les générations et de valoriser la transmission pour éviter que la mémoire de la tempête tombe dans l’oubli. Il est essentiel en tant que communauté de conserver et de favoriser la communication des savoirs, la transmission des acquis afin d’outiller les générations futures et de conserver une mémoire intacte des événements, tels qu’ils ont été vécus. 

 

Pour finir, nous avons le désir de reconnecter les souvenirs aux paysages glacés qui les ont portés, ainsi le spectateur.trice sera invité.e à se laisser emporter au cœur des sensations suscitées par l'hiver. Nous voulons proposer une expérience immersive, touchante, divertissante et rassembleuse, qui repose sur un dialogue sensoriel entre l’architecture, le paysage et les voix.

Le projet

Je me souviens de la crise... 

Pour toute question :
chants.du.verglas@gmail.com

    Je veux raconter
    Notre équipe

    NOTRE EQUIPE

    Sous le chapeau de la compagnie Temps publics, le projet est porté par deux co-créatrices et réunit une équipe multidisciplinaire, issue du théâtre in situ, de la performance et du son.

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    Camille Denetre

    Co-créatrice

    À la fois dramaturge, comédienne, médiatrice culturelle et metteur en scène, la pratique de Camille Denêtre s’ancre dans un désir d’interroger les crises que nous traversons comme société et les relations de pouvoirs en place. Lors de sa maîtrise de recherche-création, elle interroge les dynamiques perverses et la violence véhiculée par les télé-réalités profondément intriquées aux enjeux socio-politiques de chaque époque.

    Interpellée par les formes prenant place dans des lieux atypiques, elle travaille avec la compagnie le Pudding Théâtre (2015-2017). Au cœur de l’espace public, leurs créations tentent de raconter et de reconnecter les territoires et leurs mémoires en mobilisant collectivement leurs habitant.e.s. Depuis 2018, elle collabore avec le Théâtre à corps perdus sur divers projets qui investissent des lieux inusités. Ces créations déploient des plongées immersives au cœur de lieux urbains jouant avec l’architecture, leur matérialité et leur charge symbolique.

    À sa pratique de créatrice, s'arrime un désir de transmission qui prend forme à travers divers projets et ateliers menés dans des écoles, avec des enfants et des jeunes.

    Ariane Bourget

    Co-créatrice

    Ariane Bourget mène des projets de création en arts vivants depuis plus de dix ans, en tant que co-créatrice, autrice, performeuse, médiatrice culturelle, conseillère dramaturgique ou assistante à la direction artistique. Elle collabore avec le Théâtre à corps perdus à plusieurs spectacles hors-les-murs, puis prend part à la création du parcours Cité-Mémoire (Vieux-Port de Montréal) auprès de Michel Lemieux, Victor Pilon et Michel Marc Bouchard. Avec Création sauvage, elle co-crée La Catherine, un spectacle-parcours inspiré par les citoyen.ne.s du quartier Hochelaga-Maisonneuve. 

     

    Suite à une formation en théâtre-paysage, la pratique in situ se fraye un chemin jusqu’à son écriture. Soutenue par le Conseil des arts du Canada, le Théâtre Aux Écuries et le Théâtre du Bic, sa pièce éco-féministe Sous l’eau douce (2020) a été créée au bord du fleuve, mise en scène par Wina Forget et le Théâtre des Petits Paradigmes Poreux. Son travail d’écriture explore la relation entre le processus créateur de la mémoire et les paysages de sensations qui peuplent nos corps. 

     

    Fascinée par le phénomène de la rencontre, Ariane travaille aussi tantôt comme chargée de projets, tantôt comme conceptrice d’expériences et d’événements, auprès d’organisations de renom, telles C2MTL, Culture pour tous, l’École nationale de cirque, l’Académie des lettres du Québec.

     

    Impliquée dans sa communauté, elle siège comme vice-présidente au CA de La Fondation des bibliothèques publiques de Montréal et auprès de comités issus de diverses organisations, comme Culture Montréal, le Centre de recherche Artenso, Numérique 02, et plusieurs autres.

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    Thibaut Quinchon

    Concepteur sonore

    Thibaut est un artiste qui s’intéresse particulièrement à la notion d’écologie sonore. Sa pratique s’articule autour de l’enregistrement des paysages acoustiques, réfléchissant par la même occasion à leurs valeurs historiques, sociales et environnementales.

    Dans une volonté de développement local, il se concentre principalement sur le territoire québécois, tentant de le mettre en valeur et d’en faire connaître la biodiversité sonore. Sur ces thèmes, il a construit la série d'œuvres Dissociation au travers de laquelle il a reçu, entre autres, deux nominations au concours international de création sonore Phonurgia Nova en 2019 et 2020.

    Thibaut a également une pratique de concepteur sonore qu’il met au service des autres. Son expérience dans le monde du cinéma lui a valu plusieurs nominations aux Prix des Écrans Canadien (2017 et 2019) ainsi qu’un autre au 35e prix Gémeaux.

    Louise Gouyet

    Graphiste

    Illustratrice et graphiste, Louise se concentre toujours pour amener un côté attachant et humoristique à ses créations. Elle aime participer à des projets vivants, intéressants et surtout, authentiques. Ayant étudié en arts plastiques et en design graphique en plus d'avoir été fleuriste, elle possède une réelle passion pour les couleurs, la nature et les arts. Ses logiciels de prédilections sont Procreate, Illustrator, Photoshop ainsi qu'Indesign. Lorsque le temps le permet, elle apprend l'animation 2D et s'adonne aussi à des créations en tant que miniaturiste.

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    Philippe Pinet

    Historien

    Philippe Pinet est étudiant au troisième cycle du programme d’histoire de l’Université du Québec à Montréal. Diplômé du baccalauréat en histoire à l’Université de Montréal, il est aussi titulaire d’une maîtrise en histoire américaine complétée à l’UQAM sous la direction du professeur Greg Robinson.

    Pilotées en tandem par les professeurs Stéphane Savard (UQÀM) et Harold Bérubé (UdeS), ses études doctorales s’orientent présentement autour de l’influence des idées américaines sur la construction de l’État au Québec, ainsi que sur l’influence étatsunienne sur la dynamique politique à l’œuvre dans le dialogue entre l’État québécois et la société civile pendant la Révolution tranquille.

    Au-delà de ses études, Philippe a participé à plusieurs projets de recherches portant notamment sur l’histoire de la présence japonaise en Louisiane au XXe siècle et sur l’histoire d’Hydro-Québec depuis les années 1970. Philippe a aussi été contributeur bénévole au sein de la revue étudiante de l’UQÀM (H.I.S.) et est actuellement membre du comité éditorial de la revue Bulletin d’histoire politique.

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